Je suis Marie.

Je parle dans votre cœur. C’est la place où je m’exprime. Je suis votre Mère. Je parle en vous qui êtes mes bien-aimés.


Ecoutez votre cœur. Dans votre cœur, écoutez le soleil qui est en vous.


Je suis Isis, porteuse du soleil et servante de vos cœurs.

Je suis la Créatrice, mes bien-aimés, et en cela je m’appelle Eloha.

 

Il y a bien longtemps que j’ai joué ce rôle. La création par les Elohim est très ancienne, infiniment reculée aujourd’hui dans ce qu’est votre temps.

Néanmoins, je suis toujours là et je ne porte pas la marque du temps. Sachez que votre cœur ne portera plus, d’ici peu, lui non plus, la marque du temps.


Ecoutez-vous en votre intimité, là où nul autre que vous ne pénètre. Il y a en vous un lieu d’innocence, un lieu de Lumière enfantine où nul ne pénètre, si ce n’est votre Lumière. En ce lieu j’ai posé à tout jamais ce qui en vous est le lien indéfectible à ce que vous nommez Source et qui n’est autre que vous en ce lieu.


Votre mental ne peut concevoir ce que je viens de dire. Je vous demande donc de simplement l’entendre, le laisser être, le reconnaître, le laisser résonner.

Vous êtes résonance. Je suis le son qui vous a portés dans la matière.

 

Je n’ai aucun pouvoir sur vous. Je vous aime.

L’Amour n’est pas pouvoir, l’Amour est don. L’Amour est entier. L’Amour est humble et puissant. L’Amour ne s’achète pas. L’Amour ne se vole pas et il ne se perd pas.

En ce lieu intime qui est votre Source et votre innocence, l’Amour est indestructible. Il est ce qui ultimement vous informe, c’est-à-dire vous donne forme, et parfois vous transforme lorsque vous vous êtes détournés.


Vous êtes, non pas mes enfants; mais vous êtes néanmoins mes enfants , dans votre langage. Je ne vous ai pas portés comme une mère terrestre, néanmoins je vous ai enfantés par mon Amour - la vibration modulée, créante du Verbe et de ma voix.

 

Je vous ai désirés parfaits dans cette Création. Je vous ai désirés beaux. Je vous ai laissé me surprendre par votre beauté, vos inventions, votre capacité à créer vous-mêmes tout ce qui a fait votre vie en ces lieux que vous habitez.

Je désire à présent que vous puissiez retrouver cette joie et cette innocence de créateurs, que vous êtes pour vos propres vies et dans vos propres vies.


Vos vies sont la musique déployée des sons que j’ai portés de ma voix pour vous enfanter.


Les harmonies, parfois, se sont dévoyées, ont perdu leurs chants les plus purs, mais ce n’était qu’une forme d’expérience que vous et moi avons traversée dans cette Création.

A présent, je souhaite vous encourager à comprendre que vous pouvez recréer ces harmonies et votre beauté.


Il ne s’agit pas nécessairement de retourner à la beauté des origines.

Il s’agit que la beauté de maintenant soit. Cette beauté déployée ne peut qu’être enrichie de toutes les expériences que cette humanité a bien voulu traverser sous mon regard, mon regard attentif et respectueux de vos erreurs, ainsi qu’une mère accorde à son enfant la liberté de trébucher, lorsqu’il s’essaye à se déplacer en lui lâchant la main et en courant.

 

Ne revenez pas en arrière. C’est devant que vous me trouverez.

Je suis devant et derrière.

Je ne vous demande pas de retourner vers moi. Je suis.

Mon regard et mon Amour ne cessent de vous accompagner. J’accepte tout ce que vous faites, tout ce que vous êtes. Je m’émerveille de vos réussites, ainsi que de la beauté de certains de vos échecs.

 

Laissez votre cœur s’expanser à présent.


Acceptez d’oublier tout ce que vous êtes, ou plutôt ce que vous croyez être; car ce que vous êtes réellement est sans commune mesure avec ce que vous croyez être.

Ce que vous êtes réellement, vous pouvez, dans ce lieu du cœur innocent, intime, dont je vous ai parlé, vous pouvez l’être, là, avant de le porter à l’extérieur. Il vous est indiqué par là une sorte de remise à zéro, un abrasement de toute construction préalable de votre personnalité, de vos réalisations personnelles, un éclatement dans la Lumière, si l’on peut dire.

Cet éclatement n’est pas destruction, cet éclatement est joie.

Il s’agit de faire danser votre réalité vraie. Il ne s’agit pas de briser quoi que ce soit, du moins quoi que ce soit d’important. Ce qui se brisera n’est que l’enveloppe usée, poussiéreuse, désormais inutile, comme une gangue usée par le temps, par le temps de la gestation.

Vous avez la possibilité à présent de vous extraire comme un être neuf de cette gangue d’illusions qui constituait ce que vous croyiez être. C’est l’Amour qui peut vous aider à vous extraire, l’amour de vous-même et l’Amour qui résonne avec celui que je vous porte.

Il ne s’agit pas de vous soumettre à un effort douloureux qui vous briserait le cœur. Seul votre ego peut se briser ; vous n’en souffrirez pas.

Ainsi l’a dit Celui que l’on nomme le Maître de la Rectitude, le Fils de l’Homme, Christ en vous.

 

Je suis Isis, et depuis des éons, le domaine où j’interviens est immense et je suis ce domaine. Je suis la Mère, j’appartiens à ce qui engendre la forme. Je suis la Matrice de la forme.

Eloha : le son.

Isis : la forme se manifeste.

Marie est dans l’incarnation.

Marie, c’est votre Mère à chacun dans l’incarnation. C’est le canal entre l’Amour divin et la manifestation humaine de l’Amour. Je suis ce canal d’Amour lorsque je suis Marie.


Ne vous tournez pas vers moi avec un regard de détresse, mais portez votre détresse comme un flambeau pour allumer votre cœur, car ainsi le cœur de l’humanité s’embrase un peu plus.

Ne croyez pas que la détresse qui vous entoure soit un obstacle au Plan divin que vous aimeriez vivre en toute limpidité et en toute joie. Acceptez ces contradictions et laissez-vous portez dans l’abandon et l’innocence du petit enfant. Ne cherchez pas à comprendre, ne cherchez pas à maîtriser par l’intellect ce qui semble se passer. Ce sont des expériences qui permettent le passage, l’enfantement.

Refusez certaines fausses évidences. Il y en a qui se manifestent comme si l’ombre était une évidence. L’ombre n’est qu’une création, elle n’existe pas si vous cessez de lui accorder l’existence.

La douleur fait partie de l’ombre, la maladie aussi. La détresse qui peut en résulter n’a pas lieu d’être, dès lors que vous vous tournez intérieurement et que vous acceptez de quitter cette gangue dont il vous a été parlé.

 

Je vous ai dit que vous étiez des créateurs. Usez de cette faculté. Je vous ai indiqué le lieu en vous qui vous permets de la solliciter, de la mettre en œuvre.

Il vous appartient à présent de créer ce que vous désirez et non plus de subir ce que, par erreur, vous avez créé dans l’ombre.

C’est extrêmement simple, et si vous croyez que cela ne l’est pas, c’est simplement l’illusion qui voile encore votre véritable compréhension.

Cette véritable compréhension siège dans votre cœur. Il y a donc retour et même retournement, retour vers l’innocence, retour vers votre cœur, retour vers votre Source intérieure.


Ce retour est un retournement, si l’on veut, car il y a pour vous ou du moins pour beaucoup d’entre vous, il y a un basculement indispensable dans ce geste, un basculement auquel plus vous vous abandonnerez, plus il sera simple, évident, naturel, lumineux.

Plus vous chercherez à le contrôler avec votre mental, à vouloir le comprendre ou le maîtriser, plus vous vous mettrez les bâtons dans les roues pour le réaliser. Et ainsi, vous mettant les bâtons dans les roues, vous maintiendrez cette dualité et toutes les illusions créées par vous qui vous font souffrir.

 

Je suis votre Créatrice, qui vous aime infiniment, et je vous observe avec joie, dans vos balbutiements, vos réussites, vos beautés, vos échecs qui n’en sont pas. Mais à présent, je vous demande d’opérer ce retour vers vous. Je ne peux vous y obliger, ce n’est pas mon rôle. Mon Amour ne me permet pas de vous y contraindre, mais sachez que mon Amour vous porte à le faire et que, comme l’enfant qui court à la rencontre de sa mère après lui avoir tourné le dos, vous êtes les bienvenus dans ce retour.

 

Je vais à présent vous laisser la possibilité de demander des éclaircissements qui vous sont nécessaires dans la perspective de ce que je vous ai indiqué et je vous souhaite de toute ma joie de Créatrice, de Matrice et de Mère, la plus grande beauté dans vos actes de création.

Qu’il en soit ainsi.

 

Je vous écoute.

 

Marie, pourriez-vous nous donner des précisions ou des outils pour utiliser notre pouvoir de création ? Il y a des méthodes proposées comme par exemple l’utilisation du Verbe au moyen d’affirmations que l’on répète, dont on sature son mental et sa conscience. Ces approches, faites dans le cœur, sont-elles aujourd’hui toujours pertinentes, efficientes ?

 

Mon aimée, ta demande est parfaitement légitime. Mais il vous appartient en grande partie de créer vous-mêmes ces outils. Néanmoins, je te rappelle ce qui a été dit par Orionis récemment :  qu’il y a un fil du cœur qui doit guider vos actes. Dorénavant, ce fil du cœur est également celui qui valide, si l’on peut dire, l’énergie vitale de vos créations.


Lorsque tu parles de répéter des affirmations, il me semble que cette méthode utilise des procédés mentaux dont certains contiennent encore des bribes de falsification. Je veux dire que le cœur n’a pas besoin de ces falsifications par le mental. Le cœur est simple, le mental complique. L’énergie créatrice vient du cœur, comme une eau qui jaillit ou une plante qui se développe. Elle s’auto-génère, à partir du moment où c’est le cœur qui la nourrit. Il n’y a pas à penser au sens où vous l’entendez habituellement. Il n’y a pas à supputer, il n’y a pas à analyser, il n’y a pas à questionner, il n’y a pas à projeter des étapes que vous ne connaissez pas. Il y a à être.

 

De nombreux outils de création, néanmoins, sont disponibles au travers de toute la spontanéité qui a pu se maintenir dans les démarches que vous dites artistiques, là ou ces dernières ne sont pas guidées par l’égo mais simplement par la joie. Il importe de faire un tri entre ces deux formes de démarches.


Des outils sont également proposés par un certain nombre d’enseignements du cœur aujourd’hui, mais il importe que vous soyez très attentifs à ce que ces enseignements soient des enseignements du cœur et non pas des enseignements filtrés par trop de mental. Là encore, il est extrêmement difficile de faire le tri si vous utilisez le mental pour le faire : car vous allez à nouveau vous questionner, vous allez à nouveau supputer, tourner en rond, hésiter, douter, décider à tort et à travers. Il importe donc, là encore, d’aller chercher dans votre cœur la simplicité et l’évidence.

 

 

Parfois, nous sommes obligés d’avoir des relations sociales. Nous sommes donc dans une attitude qui n’est pas toujours forcément l’attitude de méditation, d’écoute intérieure pour être guidés, et nous nous laissons influencer par l’attitude des autres, et nous sentons la déviance. Est-ce seulement lorsqu’on se retrouve seul que l’on trouve le comportement juste, ou y arrive-t-on malgré les relations, la vie sociale ?

 

Bien-aimé, ta question est humaine et je t’en remercie. Vous êtes actuellement tous soumis à ce test, en vous-mêmes. Vous êtes en progression, votre conscience évolue et se raffine. Vous êtes en train de percevoir, chacun en vous-même, les moindres dissonances et de mieux en mieux. C’est ainsi que vous vous guidez, c’est ainsi que le chemin se fait, c’est ainsi qu’un jour votre attitude intérieure et votre attitude extérieure ne feront plus qu’un.

 

Tu parles d’influence : il s’agit d’écouter ton coeur. C’est un apprentissage qui, pour certains, est plus avancé que pour d’autres, ce qui n’a pas d’importance en soi. Tu n’as pas à te laisser influencer par les autres, car c’est ton cœur uniquement qui doit t’apporter les réponses. La réponse qui est valable pour celui qui est en face de toi n’est pas forcément celle qui te convient.

Bien évidemment, lorsqu’il il y a une action commune, il y a un accord qui doit se faire, mais ce sont les synchronicités, de plus en plus fréquentes, qui permettent la fluidité des actions entreprises ensemble et des relations. Si ces synchronicités sont absentes dans une action commune, il vaut mieux la remettre en question, et se tourner vers ce qui porte la simplicité et la joie. Cela bien évidemment t’oblige, sans doute, à renoncer à certaines choses, et là, je te renvoie, bien-aimé, à ce qui a été dit précédemment au sujet de ce dont vous devez vous défaire.

 

Je voudrais te dire aussi que tu différencies l’état de méditation et la vie courante, mais ce n’est qu’une étape. Vous allez bientôt arriver à un stade de votre évolution où il n’y aura plus cette séparation, ce qui ne signifie pas que vous cesserez toute action pour méditer, bien au contraire. Chacune de vos actions sera joie et, par là-même, ne portera pas de différence avec ce que vous appelez méditation. Amen

 

…Je vous invite à me poser encore une ou deux questions.

 

C’est se laisser guider en permanence par le choix du cœur qui est la règle de conduite ?

 

Exactement, et c’est d’une simplicité inégalable. Cela va bien sûr à l’encontre de ce que vous appelez la logique, dans certaines situations. Il faut le savoir. Mais cela n’est qu’une étape.

 

Un choix du cœur juste peut-il entraîner de la souffrance ? La souffrance est-elle bien le signe que l’on fait un choix faux, provoqué ou en soi ?

 

Je te rappelle qu’une souffrance peut être illusoire. Par conséquent un choix juste, si jamais il te semble déclencher une souffrance, il peut s’agir d’une simple souffrance de ton ego ou bien de la souffrance illusoire consistant à abandonner une croyance, par exemple, à laquelle tu étais attaché.

Un choix du cœur ne peut entraîner la souffrance au sens du malheur. Il peut occasionner du détachement et certains détachements vous sont difficiles et par là-même, souffrants, comme vous dites.

 

 

Si vous n’avez plus de questions, je vous invite à rester en présence. Ne laissez pas votre mental vous éloigner de cette présence.

 

Je suis la colombe. Je suis, comme vous dites, celle qui est bénie entre toutes les femmes, la Mère, La Créatrice, la Matrice, la forme : Marie, Isis, Eloha. Je vous aime.

Je vais me retirer. Recevez tout mon Amour et portez en vous les germes de ce qui vous a été donné. Soyez les créateurs de la beauté de vos vies. Soyez les enfants de l’Un.

 



via Christine Anne K. le 14/03/2010

Ces messages sont faits pour être partagés à condition cependant, et ce dont nous vous remercions, que leur contenu et leur forme soient intégralement maintenus et leur source dûment mentionnée : http://voixdelumiere.canalblog.com.